La chasse et les fusils fins

La chasse et les fusils fins

La monodétente

L'ultime perfectionnement des fusils de chasse.

A la fin du xixe siècle, les fusils de chasse avaient atteint leur apogée technique et ne devaient plus guère changer ensuite. La dernière innovation encore possible pour les fabricants : créer une monodétente. Une idée en réalité aussi ancienne que peu fiable qu'il fallut pourtant revisiter et rendre enfin fonctionnelle. 



La période qui précéda les années 1890 fut une ère de succès et de prospérité exceptionnelle pour les fabricants d'armes de chasse britanniques. Toutes les conditions étaient réunies pour cet âge d'or : une popularité du tir dans l'ensemble de la société, une économie florissante et surtout des innovations mécaniques nombreuses et incessantes. Le chasseur ou le tireur était presque «obligé» d'acquérir régulièrement une nouvelle arme ! Ainsi, lorsqu'une fonctionnalité inédite, comme l'éjection, était proposée, toutes les armes antérieures - en l'occurrence celles avec extracteurs - paraissaient dépassées. Acquérir une nouvelle arme signifiait alors acquérir un nouveau progrès technique, tant pis si l'ancienne était encore en état de servir.

Jusqu'au jour - dans la dernière décennie du XIXe siècle - où le fusil de chasse juxtaposé atteignit son apogée. Son développement était achevé, sa fiabilité telle que l'arme pouvait durer plus d'une vie pourvu qu'on lui apporte des soins réguliers. Cette solidité et cette qualité étaient le fruit du travail de générations d'armuriers, celles qui firent naître le fusil hammerless actuel. Un accomplissement qui créa un problème inédit pour les fabricants : la chute des ventes des nouvelles armes, celles destinées à remplacer un matériel censé être devenu obsolète mais qui désormais ne l'était plus.

Vite, une innovation !

Les armuriers britanniques avaient scié la branche sur laquelle ils étaient confortablement assis ! Renouer avec les achats de chasseurs en quête de modernité devint une question de survie économique. Il fallait trouver autre chose, mais quoi ?
Nous venons de le dire, il n'y avait plus guère d'améliorations possibles avec lesquelles attirer les clients. Sauf une : la monodétente. Ce n'était certes pas une idée neuve. Contrairement à ce que l'on pense, la monodétente ne constitue pas la dernière étape du développement de l'arme de chasse, elle est même probablement l'amélioration mécanique la plus ancienne de toutes. Antérieure aux chokes, à la gâchette de sécurité, aux éjecteurs et au self-opening. On sait que les armuriers l'expérimentèrent sur les arquebuses à rouet, quant celles-ci étaient encore en vogue, auXVIIe siècle. Elle existait déjà à l'ère du fusil à silex - à l'exemple de certaines fabrications françaises - et précéda d'au moins cent cinquante ans la percussion et le chargement par la culasse.

James Templeman fut le titulaire du premier brevet britannique déposé pour une monodétente, daté du 4 décembre 1789. Thomas Sykes, un armurier de Sheffield, breveta plus de quatre systèmes, dont un qui reçut un succès relatif car utilisé par Egg, Rigby et d'autres jusqu' à la première moitié du XIXe siècle. Le dernier brevet du XVIIe siècle fut celui de l'armurier le plus célèbre de son temps, John Manton (brevet n° 2178,1797). D'autres furent déposés dans le demi- siècle suivant, mais aucun des mécanismes qu'ils recouvraient ne donna réelle satisfaction, la plupart ne fonctionnant même pas du tout. Leur manque absolu de fiabilité saute aux yeux de quiconque consulte les catalogues des fabricants de cette époque.


La double détente en revanche avait fait ses preuves. Elle était une solution simple, connue de tous et fonctionnant bien. Du coup, le principe de la monodétente avait été relégué aux archives. Il fallut attendre le début des années 1890 pour que certains armuriers réalisent qu'elle pouvait être la solution pour sortir d'une impasse technologique - qui tombait à point dans le contexte d'essoufflement des ventes évoqué. En effet, la quasi-totalité des modèles fabriqués à cette période présentait un problème insoluble pour les fabricants : celui de la double décharge. Les armuriers ignoraient comment éviter que la première pression sur la détente provoque le départ simultané des deux coups au lieu d'un seul. 

Les monodétentes fonctionnaient parfaitement tant que le fusil était déchargé (deux pressions, deux clics) ; fusil chargé, une pression déclenchait les deux tirs. Chacun constatait que le départ du second coup était accidentel, que le recul déclenchait la seconde gâchette, mais personne ne pouvait expliquer pourquoi et encore moins y pallier. Et pour cause, l'origine du problème résidait dans un phénomène ignoré à l'époque, la «pression involontaire» : involontairement, nous appuyons deux fois sur la détente pour chaque coup que nous tirons. Cela nous arrive à tous sans exception, impossible de l'éviter.

Brider ou détourner

Car « pour chaque action, il existe une réaction égale et opposée », stipule la troisième loi de Newton. Le tir aux armes à feu en est une application. A chaque tir, le recul déplace l'arme vers Tanière, le tireur relâche involontairement et inconsciemment la queue de détente. Tout aussi inconsciemment, il pousse en avant l'arme, en réaction au recul, rétablit le contact avec la queue de détente et tire à nouveau. En d'autres termes, la deuxième pression est une action réflexe, un geste instinctif qui se produit si rapidement que nous ne nous en rendons même pas compte. Dès lors que les armuriers comprirent la nature du problème, ils eurent peu de difficultés à concevoir un mécanisme à même de le résoudre.

Pour remédier à la double décharge, les monodétentes doivent soit exploiter le phénomène de la «pression involontaire», soit le supprimer. Toutes les monodétentes efficaces fonctionnent selon l'une ou l'autre option. 
Soit la pression involontaire est utilisée pour déplacer le mécanisme en contact avec la deuxième gâchette, employant l'action de ressorts pour aller d'une gâchette à l'autre. C'est le système mécanique. Soit la pression involontaire est bloquée pendant un laps de temps pour l'empêcher de déclencher la deuxième gâchette jusqu'à ce que le tireur soit prêt à tirer une seconde fois. C'est le système à inertie. Dans les deux cas, ces systèmes ont besoin d'une masselotte. Dans la version mécanique, cette masselotte est uniquement utilisée pour empêcher le tir involontaire. Dans celle à inertie, elle joue un rôle plus important : le mouvement de son poids est exploité pour engager le tir du second canon, une fois disparues les forces du recul-rebond. Le premier à avoir découvert l'existence de la pression involontaire et mis au point un moyen d'en annuler l'effet fut l'armurier et inventeur prolifique de Birmingham, William Baker. Baker déposa un brevet provisoire (n° 4766), en partenariat avec David Bentley, en 1882, sans protéger son idée par un brevet définitif, faute de l'argent nécessaire. Qui plus est, son associé, Bentley, pensait que l'invention n'avait aucun avenir commercial. Ce brevet n'en était pas moins le premier à établir le principe maintenant connu sous le nom de système des trois pressions. Selon ce principe, un tireur presse trois fois la queue de détente pour faire partir les deux coups de feu d'un fusil double : la pression initiale (consciente) déclenche la gâchette du premier canon, le droit d'un juxtaposé ou l'inférieur d'un superposé, la pression suivante (involontaire) se produit pendant un temps intermédiaire lorsque le rebond et/ou les forces instinctives s'appliquent, la troisième pression (délibérée) déclenche l'autre gâchette pour tirer le second canon.

Un tournant décisif fut ensuite opéré avec l'apparition, en 1894, de la monodétente Boss, mise au point par John Robertson, le propriétaire de Boss&Co, avec son chef d'atelier William Adams. Les deux hommes avaient breveté en 1892 deux versions préalables, mais c'est la troisième, déposée le 26 novembre 1894 (n° 22 894), que la postérité retiendra : « C'était un chef-d'œuvre d'ingéniosité de la part de John Robertson, dépassant de loin ses deux précédentes tentatives », écrit Donald Dallas dans son Boss & Co. Comme celle de Baker, la monodétente de Boss est basée sur le système à trois pressions. Lorsqu'il est libéré après le premier tir, le mécanisme se déplace vers une position intermédiaire, hors de contact avec l'une ou l'autre gâchette. La deuxième pression (involontaire) déplace le mécanisme en contact avec la deuxième gâchette. La dernière pression déclenche le deuxième tir. Pour parvenir à ce résultat, Robertson et Adams utilisèrent une tourelle rotative sur un axe comme composant central. Poussé par un ressort hélicoïdal, construit dans un alliage en or de neuf carats et de cuivre résistant à la corrosion, son rôle est d'établir le contact entre détente et gâchettes, passant de l'une à l'autre à tour de rôle. En outre, la tourelle est conçue de telle manière qu'elle bloque la deuxième gâchette pendant les deux premières pressions. C'est un système magnifiquement fiable et ajusté, plus sûr qu'un système à double détente car évitant toute décharge accidentelle.


En 1898, pour prouver définitivement la fiabilité de sa monodétente, Boss &Co la fit monter sur un fusil à trois canons de calibre 16. « Cette monodétente pour trois canons fut un triomphe mécanique et démontra sa supériorité », conclut Dallas. Robertson et Adams avaient atteint ce but si ardemment recherché par chaque armurier, la mise au point d'une monodétente réellement fiable. Cette invention donna à Boss un avantage commercial incontestable sur ses concurrents, plus encore, la publicité entourant son introduction permit de sensibiliser les tireurs aux atouts du système. L'auteur influent Sir Ralph Payn Gallwey, qui possédait un Purdey équipé de la monodétente Boss, joua aussi un rôle non négligeable pour sa promotion.


Une nuée de brevets


«Les armuriers guettent les brevets comme un chat guette les moineaux» : ce constat d'un observateur anonyme de la fin du xixe siècle résume on ne peut mieux la situation d'alors. A peine deux mois après la publication du brevet Boss, Baker brevetait, cette fois en partenariat avec William Palmer Jones, deux versions de monodétentes, en réalité des améliorations minimes de son brevet provisoire de 1882. La même année, H&H faisait enregistrer sa première monodétente et Nobbs, le basculeur de Purdey, mettait au point la première monodétente Purdey. L'année suivante, Edgar Harrison, de Cogswell & Harrison, brevetait une version entièrement sélective et d'une simplicité remarquable, et Thomas Perkes, sous-traitant alors bien connu dans le commerce des armes à Londres, et Henry Thorn, de Charles Lancaster, mettaient également au point leur système. La frénésie continua les années suivantes, tout le monde voulant prendre le train en marche, chacun apportant ses propres améliorations. 


Entre 1894 et 1910, l'office des brevets recevait une avalanche de demandes pour une monodétente - plus d'une centaine selon Sir Burrard (The Modem Shotgun). Toutes arboraient de subtiles particularités (principalement liées à la configuration des pièces mécaniques), pour éviter l'accusation de plagiat, mais toutes étaient fondées sur le même principe. En collaboration avec Thomas Woodward, Henry W. Holland fit enregistrer douze systèmes pour la maison Holland & Holland. La firme Woodward eut une monodétente à son nom dont la tradition attribue la conception à un certain Ernest Lawrence. Elle sera utilisée par James Woodward avant la Seconde Guerre mondiale pour les carabines doubles, les juxtaposés et le célèbre superposé de la marque, et restera d'actualité quand Purdey absorbera Woodward.

La firme Rigby utilisa une version brevetée par Louis Atkin, et Joseph Lang, par Horatio Phillip. Frederick Beesley breveta trois versions, William Baker déposa encore plusieurs autres systèmes, Hollis & Sons de Birmingham, deux versions, dont l'une fut largement utilisée dans le commerce.

La firme Greener ne fut pas en reste, John Dickson et William Morrison créèrent une monodétente très complexe pour fonctionner sur le fameux Round Body. Et la liste n'est pas close. Peu de fabricants cependant continuèrent à utiliser le système des trois pressions, en raison de sa difficulté d'adaptation pour le tir sélectif. Son montage et son réglage prennent du temps et, indépendamment de sa mécanique, elle requiert l'énergie d'un ressort pour fonctionner. Le ressort exerçant sa force dans une seule direction, la configuration n'est généralement pas conçue pour le tir sélectif.

Aussi, d'autres armuriers inventèrent des mécanismes relativement plus simples utilisant le système dit à action retardée. Par exemple ceux de H&H (version de 1897, brevet n° 4 893), de Charles Lancaster (brevet n° 5 517 de 1895) et de Joseph Lang. Les pièces sont conçues pour se déplacer à une vitesse fixe et prédéterminée, c'est-à-dire assez lentement pour que la pression involontaire se produise pendant que le mécanisme se déplace et donc désengage l'une ou l'autre gâchette. Le principal problème de ce système est que le tireur peut le bloquer en étant trop rapide dans sa tentative de tirer le second coup. Une autre configuration, encore plus simple car à deux pressions seulement, consiste à recourir au blocage de la détente pendant la pression involontaire. H&H l'utilisa vers 1896 (brevet n° 2769), avant de revenir au système à trois pressions, puis d'adopter définitivement le système à inertie, tout comme Hollis & Sons.


Cette configuration à action retardée utilise le recul pour amener un bloc en contact avec la détente, lequel se déplace en réponse au premier tir ou bien le fusil se déplace alors que le bloc reste au repos. Dans tous les cas en résulte le blocage momentané de la détente pour prévenir le tir involontaire. Lorsque le tireur relâche la détente, des ressorts déplacent le bloc, libérant la voie pour que le second coup de feu soit prêt à partir.


Tous ces systèmes étaient mécaniques, c'est-à-dire que le passage de l'une à l'autre gâchette était actionné par le mouvement de la détente et de l'action de divers ressorts. Même si certains systèmes utilisaient le recul comme moyen de prévenir la pression involontaire du tir du second canon, aucun ne dépendait de lui pour passer réellement d'une gâchette à l'autre. Le tireur pouvait tirer à vide un fusil équipé d'une monodétente mécanique, chaque coup partait l'un après l'autre de manière successive. Si vous n'êtes pas certain de savoir quel système équipe votre arme, testez-la avec des douilles amortisseurs : deux pressions (ou trois, si c'est un Boss ou un ancien Purdey) et deux clics signifient une détente mécanique, une seule pression et un clic suivi d'une sensation que la détente est déconnectée signifie que vous avez un système à inertie.


Newton à la rescousse

En réalité, les fabricants n'étaient pas tout à fait satisfaits de leurs systèmes, les monodétentes mécaniques, même les plus simples, restaient relativement complexes. Ils se remirent donc à chercher de nouvelles solutions.
Comme on l'a vu, un système mécanique doit tenir compte de la pression involontaire, en bloquant en quelque sorte la deuxième gâchette ou en utilisant la pression involontaire pour effectuer le décalage ou encore en empêchant le décalage jusqu'à ce que la pression involontaire soit intervenue. Certains fabricants, faisant preuve d'une ingéniosité remarquable, eurent l'idée de mettre au point un moyen plus simple pour résoudre le problème de la pression involontaire en utilisant le principe physique de l'inertie. Une nouvelle catégorie de monodétentes vit le jour, basée sur le système dit à inertie et parfois à masselotte. « Tout corps persévère dans Vétat de repos ou de mouvement dans lequel il se trouve à moins que quelque force n 'agisse sur lui et ne le contraigne à changer d'état» : cette première loi de Newton, énonçant le principe de l'inertie, est au cœur de ce nouveau système.

Une masselotte se déplace d'une gâchette à l'autre. Elle doit avoir un poids suffisant pour créer sa propre dynamique et se mouvoir librement sur un pivot ; elle nécessite un ressort assez fort qui la ramène à sa position avant le tir du premier coup de feu. Elle fonctionne finalement comme un pendule, faisant le lien entre la détente et les gâchettes. Son rôle principal est de désengager la détente des gâchettes durant un temps t (pendant le rebond). Le recul du premier coup pousse vers l'arrière le fusil, et la masselotte (tel le pendule) l'accompagne. Mais, parce qu'elle est pondérée par le haut et libre de se balancer sur son pivot, cette masselotte devient alors un objet en mouvement qui veut continuer à avancer (rappelez-vous le principe de Newton) et reste dans sa position arrière tandis que le tireur pousse le fusil en avant. A ce moment, lorsque la pression involontaire se produit, la masselotte n'est pas reliée avec les gâchettes, de sorte que la pression involontaire devient totalement inoffensive. Dans l'instant suivant, un ressort ramène la masselotte vers l'avant, en contact avec la deuxième gâchette, et le second coup est prêt à partir. La séquence se passe tellement vite qu'il est pratiquement impossible d'appuyer sur la détente une troisième fois avant que la masselotte ne revienne pour engager la deuxième gâchette, il y a donc peu de risques de bloquer le système. Mais il faut certes un bon timing dans le déplacement de la masselotte pour éviter le tir involontaire (la double décharge).

La première mono à inertie

Harry Greener, second fils de William Wellington Greener, revendiqua la paternité de la première version du système à inertie dans son brevet du 19 février 1898. Westley Richards utilisa une version très complexe brevetée en 1901 par un Américain nommé Allan Lard, recourant à pas moins de dix-neuf pièces différentes dans la version non sélective, cinq de plus dans la version sélective. Le fabricant finira par abandonner cette configuration pour un type inertiel plus moderne. La monodétente actuelle de Purdey, conçue par Lawrence Salter dans les années 1970, est plus simple et fiable. Comme elle n'a pas été protégée par un brevet, ni par le prestige de l'entreprise qui l'a adoptée, elle fut largement utilisée par les armuriers britanniques. Watson Bros utilise une monodétente à inertie. Tout comme H&H, dont la première version à inertie fut brevetée en 1907. Son dernier superposé, le Sporting, est équipé d'une monodétente à inertie récemment brevetée, en 1992 - un certain Peter Boxall, le cofondateur de la firme Boxall &Edmiston, figure parmi ses inventeurs.

Le fabricant français Vemey-Carron équipe toutes ses armes de monodétentes inertielles. Val Browning a breveté en 1940 (381421) la célèbre monodétente qui équipera le légendaire superposé B25 et la majorité de la gamme Browning-Winchester et Miroku. Fabbri, Perazzi, Piotti, Zoli, Beretta et bien d'autres industriels italiens ont tous opté pour des monodétentes à inertie.


Il faut dire que le système en est simple, composé de très peu de pièces, facile à régler, et surtout facilement adaptable à la production de masse sans dommage pour la fiabilité. Son seul inconvénient réside dans le fait que la masselotte ne se déplace pas si on tire à vide ou si la cartouche dans le premier canon est un raté. Le tireur peut bien presser la détente pendant le reste de sa vie, rien ne se passera ! Certains systèmes (ceux de Zoli ou Perazzi par exemple) permettent que la masselotte se déplace via le poussoir de sûreté, que le tireur doit pousser en avant puis en arrière ; avec d'autres (celui de Beretta), le tireur doit simuler l'effet du recul en frappant sèchement la crosse avec la paume de la main, ce qui a pour effet de déplacer la masselotte comme lorsque le fusil tire réellement. Autre inconvénient, certaines armes ne génèrent pas assez de recul pour désengager la masselotte de la première gâchette, ce qui arrive souvent quand on met des canons de calibre .410 sur un fusil de calibre 12. Browning rencontra un problème similaire avec les premières versions du calibre 28 et .410 de ses superposés. Pour y remédier, le fabricant réalisa une légère modification de la masselotte pour qu'elle fonctionne comme une monodétente mécanique : on peut tirer à vide sans manipuler la sécurité ou cogner la crosse. Plus tard, les petits calibres Browning seront équipés d'une vraie monodétente à inertie. Il y eut tant de variantes que l'on pourrait y consacrer la revue ! Pour autant, tous ces systèmes se rassemblent autour d'un unique principe fondateur : nous pressons deux fois la détente pour chaque coup tiréDjamel Talha. aoubellil@gmail.com

 

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24/07/2015
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